Au départ de l'Office de Tourisme, descendre la rue Marcel Gambier en direction de Saint Pierre sur Dives jusqu'au feu. Devant vous, sur votre droite, dans le parc : Le Manoir de l'Isle :
Ce terrain, acheté à la fin du 19ème siècle par le Fromager Bisson installé près de Boissey, était à l'époque un simple relais pour les voitures à cheval effectuant la collecte du lait. Petit à petit, la production va se délocaliser à Livarot, et Monsieur et Madame Bisson se font construire cette demeure, symbole de leur réussite, dans le style qui était la mode de l'époque. Aujourd'hui propriété de la Ville de Livarot, le Manoir de l'Isle accueille des expositions temporaires ; on peut aussi le louer pour des manifestations privées.
Le grand bâtiment situé parallèlement à la grand route était le hâloir, lieu où les fromages étaient mis à mûrir. Les ouvertures étroites, caractéristiques de cette activité, étaient munies de volets de bois que l'on ouvrait ou fermait pour maintenir les conditions de température et d'humidité nécessaires au bon développement des produits.
De l'autre côté de la grand route, on aperçoit des friches industrielles : ce sont celles des anciennes usines Leroy, où l'on fabriquait les boîtes de fromages. On s'y rend en empruntant la rue Hoche pour arriver Place Pasteur.
C'est là que se tient, depuis le Moyen-Age, le marché tous les Jeudis. Les hallettes qui la longent sont typiques des réalisations du 19ème siècle. L'ancienne école qui se trouve au bas de cette place abrite aujourd'hui la Bibliothèque et le foyer des anciens.
Un château-fort s'élevait au 11ème siècle au bas de l'actuelle Place Pasteur. Démantelé au 15ème siècle, il montrait de beaux vestiges jusqu'en 1816, date à laquelle il a été rasé, la motte (de 5 mètres de haut) et les fossés (10 mètres de large et 4 mètres de profondeur) nivelés, par le propriétaire qui voulait "donner plus d'espace à ses boeufs". On peut retrouver quelques unes de ses pierres, notamment sur le bâtiment qui abrite actuellement la bibliothèque, ainsi que sur le mur jouxtant la poste.
En empruntant la rue Banaston, on arrive sur le site des anciennes usines Leroy. Une partie de ces friches abrite actuellement les ateliers municipaux, dans la friche principale à droite se trouve la Machine à vapeur, visitable lors des Journées du Patrimoine. Cette machine à vapeur, achetée à une mine de l'Orne, faisait partie de l'Exposition Universelle de Paris.
Empruntons la rue de la République pour nous rendre rue Paul Banaston, dans l'ancien quartier ouvrier, construit par Leroy pour y loger son personnel. Quelques habitations ouvrières sont encore visibles du numéro 24 au 44. Remarquer la mention d'un ancien commerce réservé aux ouvriers des usines Leroy sur le fronton d'une maison : "A bon marché - 1908-1912". Sur la place voisine (Xavier de Maistre), on reconnaît les anciennes maisons des contremaîtres aux numéros 11 et 24, ainsi qu'au 15 de la rue Delaplanche. Situées aux endroits stratégiques du quartier, elles permettaient à l‘encadrement de la société et veiller à la bonne tenue de chacun et de constater toute ébauche d'activité déviante.
La rue Maréchal Foch :
Plusieurs impasses, courettes et passages ouvrent dans cette rue . Vous y découvrirez de forts anciennes maisons et bâtiments à pans de bois, malheureusement trop souvent en mauvais état.
Au n°18 se trouve une des plus vieilles maisons de Livarot. Dans la ruelle qui la longe, on remarquera les sculptures, en particulier celles des pieds encadrant la porte et de la sablière. Le travail des bois laisse à penser qu'elle date du 15ème siècle, mais des marques sur les colombages (souvent des chiffres romains) indiquent qu'elle a probablement été démontée pour être remontée à cet emplacement.
En montant sur le côté gauche de la rue, à hauteur du porche de l'église, la porte et la petite fenêtre appartiennent à l'ancienne prison
Au n°80, au fond d'une petite placette, se trouve l'ancien grenier à sel. Notez l'épaisseur des murs, ainsi que la magnifique charpente 18ème siècle.
Sur l'autre trottoir, au n°35, un passage ouvre sur une cour intérieure. Les bâtiments de gauche sont typiques du 16ème. Les autres bâtiments sont d'architecture plus disparate, mais datent probablement de la même époque.
L'église Saint Ouen date du 14ème siècle, mais elle a été quasiment reconstruite au 16ème siècle. Un noiuveau remaniement réalisé en 1860 n'a pas été des plus heureux. On remarquera néanmoins l'orgue situé à l'extrémité de la nef, construit en 1892 par Charles Mutin, composé de 15 jeux et 996 tuyaux.
Remontez la rue Racine pour arriver à la Halle au Beurre. Il y a une centaine d'années, c'était un des points névralgiques de la ville.
Descendons la rue Parmentier, et remontons à droite de quelques mètres dans la rue du général Leclerc : au n°26, le mur de gauche qui longe la cour de l'artisan ébéniste montre à la fois les traces d'une activité fromagère (ouvertures de hâloir), mais aussi plus à droite les aérations typiques d'une tannerie.
Retournons sur nos pas pour traverser la rue du Général Leclerc et la place des Anciens Combattants d'Afrique du Nord. Traversons le camping en jetant un regard sur les arrière-cours des maisons et empruntons ce joli petit pont. Sur la droite, un ancien lavoir. Nous sommes dans l'impasse aux chevaux, qui vous ramène à votre point de départ.